ÇA BOUGE DANS LES INTERCOMMUNALITÉS ADHÉRENTES AU SYDEME AU SUJET DU COÛT DES ORDURES MÉNAGÈRES

Ce jour dans le Républicain Lorrain sous la plume de Stéphane Mazzucotelli : AGGLOMÉRATION DE FORBACH
Ordures ménagères: la taxe va augmenter de plus de 10%.

A l’ADQV nous disons :”Non ce n’est pas une fatalité”. Le 21 novembre 2016 justement à Forbach nous dénoncions déjà cette gestion qui inévitablement nous mène à la catastrophe.

Voici quelques photos de cette manifestation dont les dirigeants du Sydeme n’ont pas compris les motifs.

Le 9 février 2019 dans le RL sous SARREGUEMINES:
POLITIQUE Communauté d’agglomération de Sarreguemines
LE SYDEME CRÉE DES TENSIONS

D’autres communautés de communes ont déjà montré leurs animosités envers les dirigeants du Sydeme. Il faut citer en premier lieu la Communauté de communes de la Houve et du Pays Boulageois:

En avril dernier les élus de la CCHPB ont pris une motion envers les dirigeants du SYDEME (voir ci-dessous)

La Communauté de communes de Freyming Merlebach et son Président Pierre Lang ont manifesté à de nombreuses reprises leurs ressentiments sur la gestion du Sydeme.

Le Président de la communauté de communes du Pays de Bitche réclame des comptes. (voir RL du 20.04.2018

Les élus de la Communauté de communes d’Alsace Bossue ont fait le point avec l’ADQV au sujet des irrégularités dénoncées envers les dirigeants du SYDEME. Un élu de Faulquemont également a porté plainte auprès du Procureur de la République (voir article précédent)

Une délégation de l’ADQV sera reçue par la Communauté de communes de Bouzonville et des Trois Frontières et son président Laurent STEICHEN le mercredi 6 mars

Ce sera l’occasion d’échanger avec les élus sur la redevance incitative qui est en vigueur dans les Trois Frontières et des différents griefs envers le Sydeme: coût de la méthanisation etc…

LES REMPARTS DU SYDEME SE FISSURENT. AVANT LA FRACTURE ?

La gestion du sydeme est l’objet depuis quelques temps de soubresauts qui n’annoncent rien de bon, bien au contraire, les contribuables sont sollicités depuis quelques années et ce n’est pas fini ! L’unité de façade issue d’une solidarité politicienne est bel et bien en train de se lézarder.

Des élus de plus en plus nombreux se rebiffent ou prennent conscience ! Mais on en reste aux vociférations ou aux menaces! Paroles, paroles chantait Dalida !!!

Depuis longtemps, on avait l’habitude d’entendre le maire et Président de Freyming Merlebach, Pierre Lang, ou Jean Claude Holtz, maire de Stiring Wendel, ou encore Hubert Bur, maire de Cappel et quelques autres s’opposer à la politique gestionnaire du Sydeme. M. Pierre Lang a réclamé le licenciement du Directeur général des services. Ces derniers temps de nombreux autres élus sont venus renforcer le clan des opposants. Si le maire d’Herbitzheim, Michel Kuffler faisait partie des précurseurs dans la contestation tout comme Robert Fuss élu à Hambach, de nombreux autres se sont rajoutés. Quelques élus du Pays de Bitche aussi en faisaient partie comme le maire de Goetzenbruck, Joël Romang, le VP du conseil départemental et adjoint au maire de Volmunster, David Suck, les maires de Waldhouse Norbert Dervin, d’Erching, Emmanuel Breway, de Lengelsheim, Michel Behr, d’Eguelshardt, Emile Eitel etc…Messieurs Dilligent de la Communauté d’Agglo de Forbach et Joël Romang avec son écharpe ont même défilé à nos côtés lors de la manifestation à Forbach.

Le conseil Municipal de Goetzenbruck avec son maire Joël Romang, de même que Gérard Missler adjoint au maire de Bitche ont approuvé la motion de l’ADQV.

Il faut citer aussi  les 60 conseillers de la Communauté de communes de Boulay qui  en avril 2018 ont pris une motion dénonçant le contrat de confiance établi depuis sa création en 1998 entre le SYDEME et ses membres. Ils ont demandé ni plus ni moins de quitter le Sydeme.

Le président du District Urbain de Faulquemont et VP du conseil départemental, François Lavergne, s’est ouvert à M. Starck pour lui indiquer que le service public qu’il exploitait n’a absolument pas vocation à faire du développement économique, d’autant que l’on nous promet depuis plus de 10 ans maintenant des bénéfices.

Les élus de la Com com d’Alsace Bossue ont témoigné de leurs inquiétudes et de  leur hostilité à la gestion hasardeuse du Sydeme. Le président Marc Sené s’interroge : « Qui nous garantit un retour à l’équilibre ».

Les délégués de la Communauté de communes du Pays de Bitche ont réclamé des comptes. Eric Hemmert  a qualifié la gestion « d’amateurs, de gestion  calamiteuse.». Christian Schwalbach a manifesté son mécontentement face aux éternelles augmentations. Le président Francis Vogt réclame des comptes.

Les délégués de la Communauté d’Agglo de Sarreguemines Confluences présidée par Roland Roth, lors de la réunion du vote des budgets ont fait remonter les rancoeurs envers le Sydeme. Les dirigeants ont fait remarquer que les hausses successives des dépenses du Sydeme obligent la CASC à renflouer son budget des déchets ménagers en puisant dans le budget général à hauteur d’un million d’euros.

Le « couac » de la Communauté d’agglo de Forbach Porte de France qui devait instaurer la redevance incitative à compter du 1er janvier 2019 est significatif. Les élus ont suspendu cette mesure pour impréparation.

Un élu du District Urbain de Faulquemont porte plainte au Tribunal correctionnel de Sarreguemines

à l’encontre de Messieurs Charles Stirnweiss et Serge Starck pour faux  avec  altération frauduleuse de la vérité dans un écrit et usage de faux en écriture. Il s’appuie sur deux décisions de magistrats :

  1. Le jugement du Tribunal administratif saisi par l’ADQV concernant le budget du Sydeme 2016 jugé insincère et en déséquilibre. Le président Starck ayant reconnu y avoir fait figurer des recettes fictives.
  2. Les rapports de la Chambre Régionale des Comptes du Grand Est qui a estimé que la pratique du SYDEME a faussé le résultat d’exploitation couvrant les exercices 2011 à 2015, les rendant ainsi insincères.

DERNIERE MINUTE : les élus du District Urbain de Faulquemont ont pris une motion le 13 février pour dénoncer la gestion du Sydeme

Ils l’ont transmise au Préfet. Ils s’insurgent contre les décisions de l’Etat qui font porter le poids de la gestion chaotique du Sydeme aux intercommunalités. Les élus exigent des projections fiscales, crédibles et demande la création d’un comité de pilotage collégial pour se substituer à l’Etat pour décider de la gestion financière du Sydeme.

VOTE du BUDGET au SYDEME REPORTE:

Et que dire du report du vote du budget du Sydeme au lundi 11 mars qui devait avoir lieu mercredi dernier. Pourquoi ? Selon M. Starck, une concertation de dernière minute entre acteurs financiers pouvant avoir « une incidence positive » sur le budget, a conduit au report de la réunion.

Une concertation entre acteurs ou une combine de plus ?

MESSIEURS LES ELUS, APRES CES ROUSPETANCES, IL EST TEMPS DE PASSER A L’ACTION

SYDEME: VOTE DU BUDGET 2019 REPOUSSÉ!

RL DU 14.02.2.2019

Pourquoi? Une concertation de dernière minute entre acteurs financiers sur le budget, pouvant avoir une incidence positive sur le budget, a conduit au report de la réunion, assure Serge Starck, président du Sydeme!

Le président Starck doit se méfier, l’ADQV a fait annuler son budget 2016 devant le Tribunal administratif. En 2018, l’ADQV avait saisi le TA jusque le Préfet se saisisse de l’exécution du budget.
Lors du vote du budget modifié suite à l’intervention de la Chambre Régionale des Comptes,seul 29 élus sur 56 étaient présents. 10 élus avaient voté contre et deux s’étaient abstenus.
En 2019 un élu de Faulquemont a porté plainte pour faux et usages de faux devant le tribunal correctionnel de Sarreguemines.

ALORS MÉFIANCE ??? ON JUGERA LE 11 MARS

RL du 14.02.22019

BIOGAZ: L’ETAT SE DÉSENGAGE

RL du 14.02.2019

POURQUOI L’ETAT SE DÉSENGAGE-T-IL?

La filière du gaz renouvelable fait face à des vents contraires

Simon Auffret,St. M. Et Nabil Wakim

Le gouvernement revoit à la baisse son soutien au secteur. Sur le terrain, l’opposition des associations aux méthaniseurs grandit.

Le « gaz vert » a-t-il un avenir en France ? Alors que les groupes gaziers, les exploitants agricoles et certains fonds d’investissement misent depuis plusieurs mois sur un fort développement de la méthanisation, les nuages s’accumulent au-dessus de leurs têtes. En présentant, le 25 janvier, la feuille de route énergétique de la France, le gouvernement a douché leurs espoirs, en revoyant à la baisse les objectifs de développement du « gaz vert », issu de déchets agricoles ou ménagers. Selon le document de synthèse de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), le biogaz devrait fournir 7 % de la consommation de gaz en France en 2030. La loi de transition écologique de 2015 fixait 10 % à cette date, et la filière gazière espérait même atteindre 30 %.

Pourquoi renoncer à de tels objectifs ? Principalement pour des raisons de coût : le gouvernement ne veut pas d’un soutien public trop important au développement de ce secteur. L’exécutif fixe donc des objectifs en forte croissance – le biogaz représente moins de 1 % de la consommation de gaz en France en 2018 –, mais contrarie les espoirs des industriels en matière de subventions.

« Question de l’acceptabilité »

Deux appels d’offres seront certes lancés chaque année, mais le prix d’achat proposé par l’Etat sera très inférieur à celui proposé aujourd’hui. Les entreprises du secteur expliquent depuis plusieurs mois que le développement du gaz renouvelable en France a encore besoin d’un soutien public pour franchir un cap, et in fine faire baisser les prix. Les associations professionnelles du gaz dénoncent des mesures qui risquent de « condamner l’avenir de cette filière sans tenir compte de ses avantages ». Tandis que les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs déplorent une trajectoire « strictement impossible à tenir », qui ne laisse « aucune chance aux projets agricoles et territoriaux de se développer durablement ».

« Il faudrait aller encore plus vite pour atteindre les objectifs de la programmation pluriannuelle pour l’énergie, estime de son côté Marc Cheverry, le directeur en charge de l’économie circulaire et de la gestion des déchets à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Nous avons la possibilité de le faire. Le plus gros frein n’est pas technique, mais la question de l’acceptabilité. »

Ce recul des pouvoirs publics intervient en effet au moment où le développement de la méthanisation rencontre des oppositions sur le terrain. Une mobilisation plus faible que contre l’éolien, mais qui prend de l’importance.

Développement mal maîtrisé

Lundi 28 janvier, le cabinet du ministre de la transition écologique et solidaire a reçu pour la première fois des collectifs d’opposants. Créé à l’été 2018, le Collectif national vigilance méthanisation est constitué d’une trentaine d’associations locales. Fondé en décembre, le Collectif scientifique national sur la méthanisation rassemble, lui, une vingtaine de chercheurs de toutes disciplines.
Les deux collectifs s’inquiètent d’un développement mal maîtrisé de la méthanisation et de risques de pollutions à tous les stades du processus : contrôle de la qualité des déchets, possibles rejets de gaz à effet de serre, conditions de stockage et d’épandage du digestat, la matière résiduelle de la méthanisation.

Cette rencontre témoigne de la montée en puissance progressive de ces oppositions, alors que les projets se multiplient : plus de 600 projets de méthaniseurs, de toute taille, sont en cours de développement, selon le bilan annuel de la société de transport de gaz GRT Gaz, avec un objectif de 1 000 installations agricoles en 2020. Dans le Grand Est, les craintes se concentrent sur le développement d’un modèle proche de celui de l’Allemagne, critiqué pour détourner une agriculture consacrée à l’alimentation vers la production d’énergie.

L’association Eaux et Rivières de Bretagne a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour contester l’assouplissement de la réglementation décidée par le gouvernement. « Le principe de la méthanisation est vertueux, note Estelle Le Guern, chargée de mission agriculture de l’association. Mais tout dépend de sa mise en œuvre, et celle choisie ne nous convient pas, notamment par le manque de contrôle des installations. »  Au-delà de ces difficultés de mise en œuvre, c’est le modèle économique de la méthanisation qui risque d’avoir raison des ambitions de la filière. Sans soutien financier de l’Etat, le « gaz renouvelable » est très coûteux à produire et commercialisé à des tarifs largement supérieurs à ceux du gaz naturel.

UN MOTIF DE PLUS POUR ABANDONNER LA MÉTHANISATION DE NOS ORDURES MÉNAGÈRES?
L’ADQV AURAIT-ELLE RAISON UNE FOIS DE PLUS?



TUBEO: L’ADQV NE SE CONTENTERA PAS DE CES RÉPONSES TROMPEUSES ET ÉVASIVES.

L’ADQV DANS UN ARTICLE PRÉCÉDENT RÉCLAMAIT LA VÉRITÉ SUR TUBEO, TOUTE LA VÉRITÉ, RIEN QUE LA VÉRITÉ.

Le Républicain Lorrain du 12 février s’est fait l’écho de nos inquiétudes et de nos doutes. La Communauté de communes y a répondu point par point.

A COMBIEN EST REVENU TUBEO 10,15,16, 18, 20
MILLIONS D’EUROS OU PLUS ???

Le RL parle aujourd’hui d’un coût de 10 Millions d’euros. D’ailleurs ce prix était annoncé il y a quelques jours par Francis VOGT lors de la cérémonie des voeux au Moulin d’Eschviller. Voir ci-dessous

10 Millions ???

Mais la vérité est toute autre et si la CCPB a la mémoire courte, les archives du RL sont là pour le rappeler. Je vous conseille les articles parus dans le RL
RL du 19.08.2017: 15 millions d’euros
RL 2 mars 2016: Zintz 16 millions d’euros
RL 24 juillet 2014: Zintz 16 millions d’euros
RL 1.08.2014 Zintz 7 mois pour se mettre en règle

Et tout le monde sait que les dirigeants ont l’habitude de minimiser les coûts et se souvient que la CCPB a dû payer 1,6 M € de pénalités à Orange ce qui ferait près de 18 M€.Je vous demande de prendre votre temps pour lire les âneries du Président du Syndicat :”Ils se sont rendu compte qu’on était pas si idiots que ça. On nous disait même que nous étions en avance sur Paris”.” Daniel ZINTZ.

RL du 24.07.2014 on sait ce qu’il est advenu!

Quelques erreurs volontaires dans les réponses de la CC PB ?


 Sur le point 1 dans le RL du jour, la CCPB ne donne pas toute la vérité dans sa réponse. Comme on peut le constater sur le site internet D’ORANGE sur le déploiement de la fibre, toutes les adresses sont dans un quartier où il y a la fibre (TUBEO), mais les 90 armoires installées jadis par TUBEO ne sont pas aux normes pour ORANGE, car au lieu d’y avoir 4 logements sur 1 prise, il y a souvent entre 6 et 8 logements sur 1 prise. Et c’est la raison pour laquelle ORANGE va tirer sa propre fibre entre les armoires et les logements. On peut par ailleurs lire entre les lignes de la réponse au point 4: L’opérateur doit raccorder son propre réseau sur près de 90 points d’accès au réseau de la communauté de communes.

 Il n’y aura pas de laissés pour compte, vu qu’il y a erreur sur le nombre d’abonnés TUBEO.

Pour l’heure il y a 18000 prises déployées, et seules 8000 clients sont encore chez TUBEO et non pas 10000.

 Pour la propriété de TUBEO

Là encore la ComCom joue sur les mots, car nous avons prouvé de par le site de l’INPI, que la marque TUBEO est la propriété de TUTOR S.A., et la CCPB nous dit que la propriété intellectuelle a été transférée à la collectivité le 9 janvier 2018.
o Le terme “propriété intellectuelle” désigne les œuvres de l’esprit : inventions; œuvres littéraires et artistiques; dessins et modèles; et emblèmes, noms et images utilisés dans le commerce. La propriété intellectuelle est protégée par la loi, par exemple au moyen de brevets, de droits d’auteur et d’enregistrements de marques.
o Il n’y a pas de brevet de déposé, et la marque appartient à TUTOR S.A.

L’ADQV va demander copie de ce transfert et son coût.

En relisant toutes les archives, il y a encore de nombreux points opaques et si les dirigeants avaient la conscience tranquille, ils organiseraient des réunions comme les dirigeants du syndicat l’avaient fait pour attirer les clients potentiels. Aujourd’hui après les avoir plumés, on est content de s’en débarrasser!!!
J’ai encore en mémoire notre entretien chez le Préfet lorsqu’en évoquant la tarification des ordures ménagères, M. ZINTZ a affirmé avec beaucoup de conviction, en présence de Madame la sous-préfète, de MM. Hubert Hoffmann et Francis Vogt et de la délégation de l’ADQV (Rémy Seiwert-Jean Claude Hubert, Jean Marie Peter et Robert Merckel), avoir été à Deauville pour s’inspirer de la gestion de ces OM et les comparer avec le Pays de Bitche. Le lendemain une recherche sur internet nous apprend la présence de TUTOR sur un chantier à Deauville.
Nous avons rencontré M. Zintz, à sa demande, quelques années plus tard et il reconnut devant nous ( Rémy Seiwert, Jean Claude Hubert et Jean Jacques Ederlé) qu’il avait bien rencontré les dirigeants de la société TUTOR à Deauville.
Nous n’avons pas oublié le protocole transactionnel (voir ci-dessous). Aucun élu apparemment ne connaissait les tractations entre M. Zintz, président du syndicat des communes et le PDG de TUTOR. L’ADQV n’a jamais pu obtenir copie de l’avenant n°2 cité dans ce document.

UN ÉLU DE FAULQUEMONT PORTE PLAINTE CONTRE LE SYDEME POUR FAUX ET USAGE DE FAUX EN ÉCRITURES PUBLIQUES

SUITE A LA DECISION DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF, SAISIE PAR L’ADQV SUR L’INSINCERITE DU BUDGET 2016 ET LES CONSTATATIONS DE LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES, UN ELU DE FAULQUEMONT PORTE PLAINTE POUR FAUX ET USAGE DE FAUX CONTRE LES DIRIGEANTS DU SYDEME.

Monsieur BONNET, conseiller municipal à Faulquemont et conseiller communautaire au District Urbain de Faulquemont, a porté plainte par l’intermédiaire de son avocat, auprès du procureur de la République de Sarreguemines contre les dirigeants du Syndicat des Déchets Ménagers de la Moselle-Est, pour faux et usage de faux en écritures publiques en application des articles 441-1 et 441-4 du Code pénal.

 Pour mémoire, le procureur de Sarreguemines est également chargé de l’instruction de plaintes pénales déposées contre des dirigeants du SYDEME par l’association Anticor.

Monsieur BONNET s’appuie sur le jugement du 20 décembre 2017 du Tribunal administratif de Strasbourg, saisi par l’ADQV, dans lequel les juges ont considéré que le budget primitif voté au titre de l’exercice 2016 par le Comité syndical du SYDEME n’était pas sincère et ont annulé la délibération qui l’a approuvé:

  • « pour avoir inscrit notamment dans son budget 1.989.824,36 euros de recettes fictives ;
  • pour avoir couvert opportunément le déficit initialement envisagé de la section de fonctionnement par la création de recettes fictives ;
  • pour avoir surévalué les résultats du poste «Ventes » pour adopter un budget en équilibre ».

L’ADQV a saisi le Tribunal administratif de Strasbourg pour dénoncer l’illégalité de la délibération du 16 mars 2016 votant l’ensemble des chapitres proposés au budget primitif du Sydeme.

L’ADQV, association de défense de la qualité de vie au Pays de Bitche défend depuis 15 ans maintenant, les habitants du secteur en engageant des procédures pour des actes de mauvaises gestions, décisions administratives illégales etc. L’ADQV par la voie de son président et un habitant du Pays de Bitche ont saisi le Tribunal administratif en 2016, en raison du vote du budget en déséquilibre réel et entaché d’insincérité. Le tribunal administratif a annulé la délibération qui a approuvé ce budget. 

 Monsieur BONNET dans sa plainte rappelle que le budget 2016 n’est toutefois pas le seul budget insincère que le Président du SYDEME a fait voter, puisque la Chambre régionale des comptes Grand Est (CRC) a estimé que la pratique du SYDEME à fausser le résultat d’exploitation couvrait les exercices 2011 à 2015, les rendant ainsi insincères.

Concernant l’exercice 2015, la Chambre régionale des comptes a relevé que :

« La pratique du Sydème n’était pas conforme aux dispositions de l’instruction comptable par la majoration du résultat de fonctionnement et de minorer le résultat d’investissement, et par conséquent d’atténuer ou de masquer un déficit d’exploitation et de faire financer par des ressources d’investissement, notamment l’emprunt, des charges courantes de gestion. »

Dans son avis du 5 juin 2018, la Chambre régionale des comptes Grand Est a :

  • estimé que le compte administratif 2017 au titre de l’exercice 2017 n’était pas sincère pour absence de prise en compte des factures des exercices 2015 à 2017 non payées de l’ordre de 2.628.297 euros,
  • jugé que les crédits inscrits pour 235.450 euros à l’article « autres immobilisations corporelles » n’étaient pas sincères et ne devaient pas être retenus,
  • considéré que le budget 2018 du SYDEME n’a pas été adopté en équilibre réel.

Le Préfet contraint de se substituer au SYDEME

Un nouveau recours en annulation de l’ADQV a été introduit au Tribunal administratif de Strasbourg contre la délibération du Comité syndical du 4 juillet 2018 du Comité syndical portant modification du budget primitif 2018. Le Préfet de la Moselle a été contraint de se substituer à la collectivité locale et de régler lui-même le budget sur les recommandations de la Chambre régionale des comptes.

M. Starck reconnait avoir introduit des recettes fictives pour équilibrer le budget (voir RL du 30.12.2017)

.Dans un article du 30 décembre 2017 paru dans le Républicain Lorrain,le Président du SYDEME, Monsieur Serge STARCK affirmait que le SYDEME avait décidé de la création de recettes fictives pour éviter que le budget ne soit voté en déséquilibre. Ainsi, pour M. BONNET, le président du Sydème a intentionnellement décidé de faire voter un budget insincère à l’assemblée délibérante du SYDEME, portant conséquemment atteinte à la foi publique et à l’ordre social. Toujours selon M. BONNET l’insincérité des budgets du SYDEME est structurelle et organisée, il estime que l’action des Présidents successifs du SYDEME est susceptible d’être constitutive de faux et usage de faux en écritures publiques.

Peut être que cet acte responsable va donner du courage à d’autres élus qui pour le moins pourraient signaler les délits à Monsieur le Procureur de la République de Sarreguemines en vertu des dispositions de l’article 40 du Code de Procédure pénale. Chiche: qui sera le suivant ?

Que valent les paroles sécurisantes du président Starck sur l’épandage des rejets de l’usine de méthanisation du Sydeme ? Balivernes et billevesées !!

Monsieur Starck dans l’article paru dans le RL (éditions de Forbach) du 7 février 2019)…. nous affirme :

  • Que toutes les dispositions de sécurité sont prises pour épandre sur des terres agricoles.
  • Il se soucie de la nature des terrains !
  • Il se soucie du climat, vent, pluie !
  • Il se soucie de la lixiviation des liquides et de la pollution des eaux souterraines !
  • Il se soucie de la fréquence des épandages (4 fois l’an) !
  • Il se soucie de la hauteur des disperseurs pour éviter les odeurs et les aérosols !
  • Il se soucie de la quantité de métaux lourds dispersés sous les normes !
  • Il se soucie de l’écotoxicologue et en particulier des produits organiques polluants !
  • Il s’en remet au préfet …. Responsable mais pas coupable !

Monsieur Starck est devenu Hygiéniste de la santé, pédologue, hydrologue, agronome, microbiologiste???

Mais le lézard est dans ses réponses.
Pourquoi autant de précautions pour un produit  provenant de déchets biologiques sans risques selon lui et simples fertilisants pour notre agriculture ?

Non Monsieur Starck vous n’avez pas raison…..

  • Vous avez oublié que les métaux lourds et dérivés organiques s’accumulent, épandage après épandage. Leur rémanence  se mesure en dizaine voire en centaines d’années (pour les métaux lourds). Une fois qu’un sol est bien pollué, on va plus loin et on recommence. Il est vrai qu’il y a de la place sur les sols de Moselle Est ! Vous avez des milliers d’hectares à votre disposition !!!!
  • Et que faites-vous  des lixiviats qui vont polluer les nappes phréatiques sur des sols plus perméables ?
  • Où est le principe de précaution ? dans les directives préfectorales ou dans les recherches biologiques ?
  • Il est vrai  que sur le terrain de la méthanisation mésophile, et sur celle méthanisation  thermophile vous êtes devenu subitement un expert. Mais vous oubliez la méthanisation psychrophile qui est le devenir « ultime »  de nous tous …… une fois consommés les produits agricoles dérivants  des  vos champs traités par les digestats alimentés par les sous- produits que vous défendez.

 J’aurais tendance à dire à nos lecteurs que je fais autant confiance au président Starck dans ses affirmations scientifiques qu’en celles  du comptable des finances du sydeme avec son budget insincère et ses recettes fictives comme l’ont signalé la Chambre régionale des Comptes et le tribunal administratif de Strasbourg.

Et pour finir sur une note d’humour  comme chez Molière on pourra dire à  qui vous adressez-vous …au cocher ou au cuisinier….? Starck le président à tout faire, à tout dire ! Et comme le disent les habitants du pays de Bitche Wer’s glaubt wird selig.  Celui qui le croit deviendra Saint !!!

Jean-Claude Hubert, Professeur de Microbiologie  honoraire de l’université de Strasbourg et fondateur et coordinateur du Réseau Réalise. (Réseau Alsace des laboratoires en ingénierie et sciences de l’environnement) et Vice-président de l’ADQV depuis sa création en 2005.

Marie Claire Lett Professeure  Emérite de microbiologie à l’Université de Strasbourg, spécialiste de la bio remédiation des métaux lourds, vice-présidente en exercice à l’ADQV.

SYDEME: ÉPANDAGE POUR LE PRÉSIDENT DU SYDEME IL N’Y A PAS DE PROBLÈME

Il y a quelques jours le journal Le Monde diffusait deux articles relatifs aux nuisances de l’épandage des digestats issus de la méthanisation et contre la production de gaz de ces mêmes méthaniseurs.

Sur notre site, nous avons publiés fidèlement ces deux articles. Aujourd’hui dans le RL dans l’édition de Forbach, un large article sur ces épandages et les réponses de Serge Starck, président du Sydeme.

Le Républicain Lorrain 

RL du 7.02.2018 dans l’édition de Forbach

ENVIRONNEMENT Moselle-Est : l’épandage de rejets de méthanisation a commencé sur 36 parcelles agricoles

L’épandage de digestats liquides, rejets de l’usine de méthanisation du Sydeme, a commencé dans 17 communes de Moselle-Est et Sud et sur 36 parcelles agricoles. Dans le Lot, le même procédé, fait scandale. Le président du Sydeme assure, lui, qu’il n’a pas eu de plainte.

17 communes de Moselle-Est sont concernées par des épandages de digestats liquides dans les champs. Comme par exemple à Folkling (notre photo), Behren, Farébersviller ou Théding près de Forbach.  Photo RL

17 communes de Moselle-Est sont concernées par des épandages de digestats liquides dans les champs. Comme par exemple à Folkling (notre photo), Behren, Farébersviller ou Théding près de Forbach.  Photo RL

En octobre 2017, le préfet a autorisé les dirigeants du Sydeme (syndicat des déchets ménagers de Moselle-Est) à épandre des rejets de l’usine de méthanisation de Morsbach.

Ces rejets, appelés digestats liquides, remplacent ainsi des engrais comme fertilisants sur des terres agricoles.

En 2018, quatre premières sessions d’épandage ont eu lieu sur 363 hectares de champs disséminés en Moselle-Est et Sud.

17 communes concernées en 2018

Ces 36 parcelles de neuf exploitants agricoles se trouvent dans 17 communes : Behren-lès-Forbach, Bliesbruck, Blies-Ebersing, Cocheren, Farébersviller, Folkling, Gros-Réderching, Hellimer, Hilsprich, Marange-Zondrange, Metzing, Petit-Tenquin, Rémering-lès-Puttelange, Saint-Jean-Rohrbach, Théding, Francaltroff, Virming.

Dans le Lot, les abeilles en souffrance

Le procédé d’épandage de rejets issues de la méthanisation est controversé. Des défenseurs de l’environnement craignent des pollutions graves des sols en raison de la présence de métaux lourds. Ainsi, selon Le Monde, dans le Lot, de fortes inquiétudes sont nées ces derniers mois suite à une surmortalité des abeilles et des vers de terre après épandage de produits issus d’un méthaniseur basé à Gramat. Un comité national de suivi des épandages de rejets de méthanisation, très critique, a alerté le ministère de la Transition écologique le 28 janvier dernier.

Forbach avait pris une motion contre l’épandage

En Moselle-Est, Serge Starck, président du Sydeme, assure qu’il n’a reçu aucune plainte pour nuisance suite aux épandages menés en 2018. Il assure également que les digestats du Moselle et ceux du Lot ne sont pas comparables car issus de deux unités de méthanisation utilisant des techniques différentes. Lors de l’enquête publique sur la possibilité d’épandre des digestats, 19 communes de Moselle-Est avaient néanmoins pris des motions contre cette valorisation des digestats en agriculture. Comme à Forbach par exemple.

Stéphane MAZZUCOTELLI

L’ADQV va enquêter et donner son avis très prochainement.

TUBEO: LA VÉRITÉ, TOUTE LA VÉRITÉ, RIEN QUE LA VÉRITÉ

Ces derniers jours, les abonnés de TUBEO ont appris qu ORANGE, un FAI (Fournisseur d’Accès à Internet), allait déployer la fibre sur le Pays de Bitche en lieu et place de TUBEO. Victimes de pannes récurrentes depuis des années, les abonnés et adhérents de l’ADQV réclament enfin la vérité sur une réalisation qui a coûté quelque 20 Millions d’euros (tous frais confondus) et qui ne fonctionne toujours pas correctement? Depuis plusieurs semaines, les abonnés sont une fois de plus victimes de coupures diverses et variées, sans que nos élus ne s’en émeuvent. Et ça fait 10 ans que ça dure.

On peut lire dans le RL du 5 février: ORANGE À BITCHE DÈS MI-FÉVRIER.


On voit aussi le président VOGT tendre la main vers la représentante d’Orange qui semble l’ignorer. Mais là n’est pas le problème!

S’informer?

Si on suit les directives, reprises dans le RL, pour savoir si votre logement est éligible ? La réponse est moins encourageante. Actuellement seul deux adresses sont éligibles à Bitche, rue des Tilleuls. Choquant, alors que Orange assurait il y a plus d’un an que le raccordement à la fibre était imminent. On peut  se poser  la question : QUI BALADE QUI dans cette affaire politico-financière ?  

Raccordement?

Donc selon la représentante d’Orange, toutes les communes ne seront pas raccordées en 2019. Alors quand ? D’après les infos publiées dans un passé récent, Orange n’aurait loué que 25% des prises !!! Y aura-t-il des laissés pour compte ?

Le réseau?

Il semblerait selon M. Vogt qu’Orange apporterait son savoir-faire sur le réseau de la fibre optique du Pays de Bitche. Donc depuis dix ans maintenant on manquait cruellement de savoir faire?

A qui appartient TUBEO ?

Au jour d’aujourd’hui on peut se poser une telle question aux vues des informations publiques que l’on trouve aisément sur la toile.

La marque TUBEO n’est pas la propriété de la Communauté de communes du Pays de Bitche ni de l’ancien SYNDICAT DES COMMUNES DU PAYS DE BITCHE.

D’après les informations de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) : LE RESEAU TUBEO LE RESEAU FTTH DU SYNDICAT DE COMMUNES DU PAYS DE BITCHE Le déposant de la marque est TUTOR S.A. pour les classes  35, 38, 41.
35 : Publicité ; gestion des affaires commerciales ; administration commerciale ; travaux de bureau.
38. Télécommunications.
41 : Éducation ; formation ; divertissement ; activités sportives et culturelles

Ci-dessus les résultats de la recherche auprès de l’INPI

Les noms de domaines (Ensemble d’adresses électroniques faisant l’objet d’une gestion commune) tubeo.fr, tubeo.eu et tubeo.com ne sont pas non plus la propriété de la CCPB, ni de l’ancien SYNDICAT DES COMMUNES DU PAYS DE BITCHE.

D’après l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, soit le registre Internet des noms de domaine en .fr) : Le nom de domaine tubeo.fr est enregistré par la société OVH depuis le 15 octobre 2009 à 09h11, pour le compte de la société PIC-S sise à St Louis Les Bitche. D’après le site DOMAINTOOLS, qui possède une base de données de plus de 320 millions de noms de domaines: Le nom de domaine tubeo.eu est toujours enregistré par la société OVH depuis le 15 février 2001, et à l’origine pour le compte de la même société que ci-dessus. Mais depuis quelques semaines, ce nom de domaine est toujours enregistré par OVH, mais n’a plus de propriétaire ! Mais une adresse de contact technique gobi.tutor.fr
Après recherches, on retrouve le titulaire de ce nom de domaine enregistré à l’origine, sur le site whois.eurid.eu et c’est la société PIC-S Sàrl à Montbronn. Le nom de domaine tubeo.com est lui la propriété d’Amazon en Californie.

Nous aimerions avoir des précisions des dirigeants de la Communauté de communes pour connaitre enfin la vérité sur le feuilleton “TUBEO”.

Nous avons la fâcheuse impression, si ces informations sont exactes, que les habitants du Pays de Bitche sont dépouillés de leurs attraits. Après le transfert de la gestion de l’assainissement, de l’eau, de TV Cristal, et maintenant TUBEO… Qu’en disent les gestionnaires d’hier, Messieurs Daniel Zintz et Paul Dellinger ?

RL DE CE JOUR (édition de Forbach)

Lire les deux derniers articles du site. L’argumentation de l’ADQV repris aujourd’hui dans le Républicain Lorrain est tout à fait d’actualité.

Nous voyons d’ailleurs à travers les articles parus dans le journal Le Monde que les problèmes écologiques sont liés aux problèmes financiers dont est confronté le SYDEME.

Le coût de cette méthanisation des ordures ménagères est beaucoup trop élevé par rapport aux promesses du Président Stirnweiss (voir art. du 22 janvier sur le présent site).

Ce monticule de digestats issus de la méthanisation de Methavalor est appelé “Le Kilimandjaro” par les habitants du secteur.

La filière du gaz renouvelable fait face à des vents contraires

Le gouvernement revoit à la baisse son soutien à la filière du biogaz. Sur le terrain, l’opposition des associations aux méthaniseurs grandit.

Par Stéphane Mandard, Nabil Wakim et Simon Auffret Publié le 30 janvier 2019 à 11h34

Emmanuel Macron, alors candidat à l’élection présidentielle, devant un méthaniseur de Saint-Lambert-La-Potherie, dans le Maine-et-Loire, le 28 février 2017.
Emmanuel Macron, alors candidat à l’élection présidentielle, devant un méthaniseur de Saint-Lambert-La-Potherie, dans le Maine-et-Loire, le 28 février 2017. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Le « gaz vert » a-t-il un avenir en France ?

Alors que les groupes gaziers, les exploitants agricoles et certains fonds d’investissement misent depuis plusieurs mois sur un fort développement de la méthanisation, les nuages s’accumulent au-dessus de leurs têtes. En présentant, le 25 janvier, la feuille de route énergétique de la France, le gouvernement a douché leurs espoirs, en revoyant à la baisse les objectifs de développement du « gaz vert », issu de déchets agricoles ou ménagers. Selon le document de synthèse de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), le biogaz devrait fournir 7 % de la consommation de gaz en France en 2030. La loi de transition écologique de 2015 fixait 10 % à cette date, et la filière gazière espérait même atteindre 30 %.

Pourquoi renoncer à de tels objectifs ? Principalement pour des raisons de coût : le gouvernement ne veut pas d’un soutien public trop important au développement de ce secteur. L’exécutif fixe donc des objectifs en forte croissance – le biogaz représente moins de 1 % de la consommation de gaz en France en 2018 –, mais contrarie les espoirs des industriels en matière de subventions.

« Question de l’acceptabilité »

Deux appels d’offres seront certes lancés chaque année, mais le prix d’achat proposé par l’Etat sera très inférieur à celui proposé aujourd’hui. Les entreprises du secteur expliquent depuis plusieurs mois que le développement du gaz renouvelable en France a encore besoin d’un soutien public pour franchir un cap, et in fine faire baisser les prix. Les associations professionnelles du gaz dénoncent des mesures qui risquent de « condamner l’avenir de cette filière sans tenir compte de ses avantages ». Tandis que les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs déplorent une trajectoire « strictement impossible à tenir », qui ne laisse « aucune chance aux projets agricoles et territoriaux de se développer durablement».

« Il faudrait aller encore plus vite pour atteindre les objectifs de la programmation pluriannuelle pour l’énergie, estime de son côté Marc Cheverry, le directeur en charge de l’économie circulaire et de la gestion des déchets à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Nous avons la possibilité de le faire. Le plus gros frein n’est pas technique, mais la question de l’acceptabilité. »

Ce recul des pouvoirs publics intervient en effet au moment où le développement de la méthanisation rencontre des oppositions sur le terrain. Une mobilisation plus faible que contre l’éolien, mais qui prend de l’importance.

Développement mal maîtrisé

Lundi 28 janvier, le cabinet du ministre de la transition écologique et solidaire a reçu pour la première fois des collectifs d’opposants. Créé à l’été 2018, le Collectif national vigilance méthanisation est constitué d’une trentaine d’associations locales. Fondé en décembre, le Collectif scientifique national sur la méthanisation rassemble, lui, une vingtaine de chercheurs de toutes disciplines.
Les deux collectifs s’inquiètent d’un développement mal maîtrisé de la méthanisation et de risques de pollutions à tous les stades du processus : contrôle de la qualité des déchets, possibles rejets de gaz à effet de serre, conditions de stockage et d’épandage du digestat, la matière résiduelle de la méthanisation.

Cette rencontre témoigne de la montée en puissance progressive de ces oppositions, alors que les projets se multiplient : plus de 600 projets de méthaniseurs, de toute taille, sont en cours de développement, selon le bilan annuel de la société de transport de gaz GRT Gaz, avec un objectif de 1 000 installations agricoles en 2020. Dans le Grand Est, les craintes se concentrent sur le développement d’un modèle proche de celui de l’Allemagne, critiqué pour détourner une agriculture consacrée à l’alimentation vers la production d’énergie.

L’association Eaux et Rivières de Bretagne a déposé un recours devant le Conseil d’Etat pour contester l’assouplissement de la réglementation décidée par le gouvernement. « Le principe de la méthanisation est vertueux, note Estelle Le Guern, chargée de mission agriculture de l’association. Mais tout dépend de sa mise en œuvre, et celle choisie ne nous convient pas, notamment par le manque de contrôle des installations. »

 Au-delà de ces difficultés de mise en œuvre, c’est le modèle économique de la méthanisation qui risque d’avoir raison des ambitions de la filière. Sans soutien financier de l’Etat, le « gaz renouvelable » est très coûteux à produire et commercialisé à des tarifs largement supérieurs à ceux du gaz naturel.

Quelles conclusions en tirer pour le bio gaz produit par Methavalor l’usine de méthanisation du Sydeme?


 Le prix proposé par l’Etat sera très inférieur à celui proposé aujourd’hui.
Sans soutien financier de l’Etat, le « gaz renouvelable » est très coûteux à produire et commercialisé à des tarifs largement supérieurs à ceux du gaz naturel.