POLÉMIQUE AUTOUR D’UN REQUIEM POUR LE SYDEME ET SA MÉTHANISATION!

Le Républicain Lorrain de ce jour a publié un article intitulé: »Un professeur contre la méthanisation ». ‘voir ci-dessous en PJ.
Je vous propose ci-dessous l’article original transmis au RL par Jean Claude Hubert Vice-président de l’ADQV mais qui s’est exprimé à titre personnel.
Le président de l’ADQV
Rémy Seiwert

POLÉMIQUE AUTOUR D’UN REQUIEM POUR LE SYDEME ET SA MÉTHANISATION!
Pierre Lang dans les colonnes du RL a proposé que le sydeme et Methavalor, une idée à 100 millions d’euros du président Stirnweiss, méritait d’être enterrée. Le fiasco n’a que trop duré !
Aujourd’hui un ancien adjoint au maire de Freyming Merlebach Marcel Hoerner (avant Pierre Lang), et Monsieur Valentin Beck vice-président du Sydeme, chargé de la communication, sortent du silence pour sauver le soldat Sydeme !
Attachant et attendrissant plaidoyer développé pour sauver ce rêve qui faisait miroiter que la méthanisation des ordures ménagères serait la voie du futur pour nous débarrasser des déchets ménagers et affirmant que l’incinération était une méthode de traitement d’un autre Age..
Faut-il le rappeler, seule la fraction matière organique est fermentescible et encore les expériences menées à Amiens par le ministre de Robien ou en banlieue parisienne à Romainville se sont arrêtées sur un constat d’échec.
La nature des déchets ménagers et leur tri est trop complexe pour une réussite à un prix et dans des conditions de tri sanitaire acceptables.
Seule fonctionne depuis des lustres la méthanisation de déchets verts (naturellement en andains ou dans un digesteur par exempleMethavos Sarreguemines. Encore faudrait-il voir le prix de revient de cette installation)), celle des déchets animaux (lisiers) , des déchets de distillation de composition simple ( vinasses)etc….
L’idée de Stirnweiss n’était pas neuve ! D’autres avaient essayé et renoncé. Tous sont revenus à l’incinération contrôlée et Metz comme Strasbourg ont ou vont construire des usines pour brûler les déchets, produire de la chaleur, de la vapeur, du courant électrique..
Non l’incinération n’est pas d’un autre âge puisque le sydeme brûle et brulera nos déchets à Velsen et à Neunkirchen encore longtemps sauvant même si on lit les journaux allemands l’usine de Neunkirchen qui manquait de matières premières.
Mais que dire d’une méthanisation produisant des boues ou digestats dont on ne sait que faire qui s’accumulent tranquillement en terrils ou dans des fosses à Morsbach et dont le Sydeme essaye de se débarrasser en payant des agriculteurs qui acceptent l’épandage sur les terres agricoles. L’aventure alsacienne de 2017 s’est soldée par un échec. Il propose actuellement d’épandre sur les terres de Moselle au grand dam des communes qui ont voté contre.
Oui, notre société génère trop de déchets et la société s’en rend compte actuellement. Des villes et des régions prônent le zéro déchets.
Débarrassons-nous individuellement de ces déchets fermentescibles ! Compostons individuellement ou dans des composteurs collectifs les déchets fermentescibles. Nous éviterons les sacs verts puants dégoulinants, polluants les poubelles, les bennes de ramassage, les camions, les plates-formes de tri Arrêtons de tirer sur l’ambulance prêche Monsieur Beck !! Il reconnait par-là que le sydeme est mal en point !
Il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut rien voir et je ne parle pas de la gestion de ce syndicat mixte….. Le tribunal administratif de Strasbourg l’a jugée.
Il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre. Mais l’évidence et la réalité sont tenaces !

Jean-Claude HUBERT professeur de microbiologie honoraire
Ancien directeur du laboratoire de recherche sur les microorganismes de l’université de Strasbourg
Ancien président de la commission scientifique spécialisée microbiologie de l’Institut national de la recherche agronomique.
RL 12.01.2018 Un professeur

Ce contenu a été publié dans Non classé, Ordures ménagères, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.