LE SYDEME UN GOUFFRE FINANCIER OPAQUE?

”On accuse l’ADQV de dire depuis des années que Méthavalor est un gouffre financier opaque qui s’appuie sur une technologie mise en place par le sydème qui n’est pas adaptée aux ordures ménagères fermentescibles triées à la source et ramassées dans des sacs en plastique non dégradables à des fréquences qui ne vont que diminuer avec la généralisation de la notion du pollueur payer et du zéro déchet……. Que fait le Sydeme des “composts inutilisables” et boues résiduaires pollués par du verre, du plastique, des métaux lourds sachant par ailleurs que la majorité de nos déchets est brûlée en Allemagne…… Il paye, NOUS PAYONS pour nous en débarrasser. Dans ces conditions investir 100 millions dans Methavalor nous le répétons a été une folie que nos enfants payeront longtemps encore……
Voilà ce qu’en dit Jean Claude Hubert, vice-président de l’ADQV, professeur Honoraire de microbiologie Directeur du laboratoire de microbiologie et de génétique de l’Université de Strasbourg Président de la commission microbiologie de l’Institut national de la recherche agronomique (en charge en particulier des fermentations et de la méthanisation !!!):

Une Schnapsidee de Monsieur Stirnweiss… qu’on a qualifié de pharmacien visionnaire !!!!! Idée mise en musique par Monsieur Winkelmuller ex patron de la Société ANETAME(jusqu’en fin 2008 et déjà employé du Sydeme depuis 2006) et reprise par Monsieur Starck en 2014. Qui a-t-on consulté ? Pourtant des voix de spécialistes se sont élevées en pure perte ! Nous en sommes aujourd’hui au mariage de la carpe et du lapin pour nous faire avaler Methavalor en même temps que Methavos inauguré dernièrement.
Le procédé de valorisation par méthanisation est justifié sur des substrats homogènes et uniques tels que déchets verts, lisiers, vinasses ou même des déchets des industries agroalimentaires facilement triés et collectés (restes alimentaires des cantines scolaires, hôpitaux, casernes prisons etc) bien que cette source se tarisse avec la mise en place de la politique zéro déchet. C’est ce qui se passe par exemple avec Methavos à Sarreguemines pour la méthanisation spécifique des déchets verts. Depuis des lustres on méthanisait les déchets végétaux par la technique des andains.
Le procédé mis en place par le Sydeme sous le nom de Methavalor est basé sur le tri sélectif par le particulier dans un sac en matière plastique de couleur des restes ménagers bio fermentescibles.Il n’est pas exact de dire que Methavalor est pionnier En effet la ville d’Amiens sous la houlette du ministre de Robien comme la ville de Romainville dans la couronne parisienne ont construit des usines puis abandonné la méthanisation, il y a 20 ans déjà.
Pour que le procédé fonctionne dans un méthaniseur il faut que les diverses phases se déroulent de façon séquentielle (Hydrolyse, acidogénèse, acétogénèse et methanogénèse) Il faut donc un substrat homogène pour que durant le temps de résidence dans le fermenteur ces phases qui dépendent de populations bactériennes différentes puissent s’alimenter les unes après les autres et les unes au dépend des autres. Il est facile de comprendre qu’avec nos déchets plus ou moins bien triés stagnant durant une semaine (et parfois plus, en fonction de la fréquence de ramassage !!) dans un sac plastique dans leur jus, la maitrise de la fermentation devient critique voire impossible. Qui voudrait encore trier à l’arrivée des sacs moitié éventrés dans une odeur pestilentielle ?Aucun hygiéniste ne donnerait son accord pour un travail dans ces conditions. Tout microbiologiste y verrait un danger pour la santé de ceux qui sont au contact de ces ordures. On arrive ainsi, à la sortie du fermenteur, à de la matière non complétement fermentée, à des résidus de plastique, des morceaux de verre et une proportion de métaux lourds non négligeable. Quant aux boues le Sydeme les stockent dans des bassins…….sans avoir de solution pour s’en débarrasser.
Le fameux compost, dont on nous parle, est en fait stocké et alimente un terril appelé le Kilimandjaro. Le Sydeme n’a trouvé d’autre solution que de payer pour qu’une société vienne le chercher, affrète des camions et ces résidus sont donnés à des agriculteurs alsaciens qui épandent sur leur terrains contre monnaie sonnante et trébuchante ce « merveilleux » compost du sydeme ! Cet épandage se fait sans autorisation en dehors d’un avis de la chambre d’agriculture du Bas-Rhin qui n’est pas au courant de cet épandage sauvage….Il semble d’ailleurs que ce petit jeu de cache-cache ait trouvé sa fin…… Qui a payé cette expérience …NOUS !!!!
De plus pour arriver à faire fonctionner Methavalor (45.000 tonnes annuelles) il faut l’alimenter …. Les idées foisonnent On va jusqu’à acheter en Alsace des restes de l’industrie sucrière…… sur nos deniers !!!!
N’a-t-on pas non plus envisagé de planter du Miscanthus après avoir défriché de la forêt. Cette plante devait palier à l’insuffisante de matière fermentescible. Un ancien DGS du Sydeme n’a-t-il pas monté une société de collecte des invendus de supermarché…sur nos deniers….. !!!!Qui va payer les lignes de déconditionnement ? NOUS !!! Il faut faire manger le monstre !! et la future redevance incitative va encore faire diminuer sensiblement la quantité de nos déchets et certainement le nombre de présentation de nos poubelles durant l’année. Bonjour l’odeur !!!!
Un investissement de 100 millions d’euros…c’est cher payer les idées futuristes et lumineuses des dirigeants du Sydeme ! Un budget en déficit de plus de 12 millions ! Un budget insincère jugé par la chambre régionale des comptes…Une fuite en avant sur une technologie (le multiflux) qui conduit souvent à l’incinération en Allemagne!!!!! Comme l’attestent les photos des centres de tri à l’arrivée des camions collecteurs de nos poubelles.
Non Methavalor n’est pas Methavos ! Va-t-on nous lanterner longtemps encore avec la méthanisation des déchets organiques fermentescibles… Les composteurs individuels existent, les composteurs dans les jardins collectifs, dans les communes aussi… Les poules dévoreuses des épluchures et qui en plus pondent des œufs. Les solutions sont nombreuses pour se passer de cette usine à gaz dont le fonctionnement, malgré les campagnes de presse, la publicité (sur nos deniers) restera une technologie vouée à l’échec comme cela a été le cas à Amiens ou à Romainville. Malheureusement nous payerons cet investissement et leurs auteurs n’auront de compte à rendre à personne, puisque des élus ont approuvé des idées sans base scientifique solide. On pourra dire : …C’était une aventure mais elle a couté cher aux habitants de Moselle Est pris en otage par le Sydeme et ses dirigeants.
Avant de soutenir de telles initiatives il vaudrait mieux s’informer et ne pas rêver comme Perette et son pot au lait !

Le président de l’ADQV
Rémy Seiwert

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